25 février 2008
Ma J-music à moi (5)
Autre chapître consacré aux musiques ou chansons de génériques que le Japon entier de ces années '60 ou '70 connaissait et que celui d'aujourd'hui n'a même pas oublié, mais cette fois ce sont celles des émissions pour adultes, et notamment celles des grandes séries de cette époque.
Et pour commencer, un hommage sonore à l'émission qui a le record de longévité au Japon: Mitokômon. Un jidaigeki ou série de samourais, dont l'histoire sans cesse répétée à chaque épisode n'aura jamais lassé les Japonais puisque débutée en 1969... elle est toujours à l'écran!! L'histoire: le frère du Shôgun se ballade avec deux serviteurs zélés (suke san et kaku san) à travers le Japon, grimé en simple petit vieux que personne ne reconnaît. A chaque épisode il s'arrange pour être mêlé et le témoin d'un scandale ou d'une injustice dont la victime est issue du petit peuple et le coupable, un seigneur local. Et en fin d'émission, il se fait reconnaitre en exhibant ses armoiries, le coupable ne peut nier l'évidence et est confondu, et le petit vieux éclate d'un énorme rire, ravi d'avoir jouer un mauvais tour au seigneur félon!... Simplissime, mais ça fonctionne!
Quant au thème musical du générique, aucun Japonais ne l'ignore. Car si en près de quarante ans, les acteurs ont bien entendu changé (et chose amusante, c'est un des acteurs qui au tout début de la série jouait l'un des jeunes serviteurs qui a suffisamment veilli pour incarner aujourd'hui le héros!...), la musique, elle, n'a jamais été modifiée. Elle est l'oeuvre d'un certain Kinoshita Chûji, qui présente la double particularité d'être le frère d'un grand réalisateur japonais Kinoshita Keisuke, et d'avoir été pendant de longues années... le propiétaire de l'appartement que j'occupais avec mes parents à Tôkyô quand j'y habitais! (rires)
Autre série de samouraîs (il y en avait plein à l'époque!) à très grand succès et donc générique extrêmement populaire, celui de Zenigata Heiji, un Oyabun (l'équivalent d'un commissaire de police de l'époque) qui rétablit ordre et justice à Edo (ancien nom de Tôkyô) et célèbre pour son adresse légendaire pour attrapper les méchants: tel un ninja, il leur lance un pièce de monnaie au visage qui les blaisse et lui permet de les capturer!
Un genre plus "moderne" attirait aussi des millions de télespectateurs: le "policier". Parmi les dizaines
d'émissions existant, je retiendrais surtout Taiyô ni hoero. Avec un des plus grands acteurs de cinéma, TV et même chanteur, Ishihara Yûjiro dans le rôle principal (photo). Un vrai "Navarro" japonais entouré de ses "mulets" dont certains furent fidèles tant que dura la série tandis que d'autres changèrent au fur et à mesures des "saisons", dont le regretté Matsuda Yûsaku, star devenue internationale pour avoir donné la réplique à Michael Douglas dans le film "Black Rain". La video trouvée n'est malheureusement qu'un montage au niveau des images qui n'ont rien à voir, mais la musique, en revanche, est bien le OST comme on disait au Japon, le Original Sound Track, une musique que la plupart des Japonais connaissent encore aujourd'hui!
Enfin, pour clore cette courte évocation, je voudrais citer Saiyûki, conte télévisé où l'on vit apparaitre un homme-singe, bien connu en France aussi des amateurs de manga notamment, un certain Songokû... Oeuvres du groupe Godiego, la chanson d'ouverture s'appelle "Monkey Magic". L'émission débute en expliquant comment une montagne accoucha un jour d'un drôle d'oeuf en pierre d'où naquit, un soir d'orage, une bien étrange créature mi-homme mi-singe... Quant au générique de fin, il est accompagné d'un des plus grands succès du groupe, "Gandhara".
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