La langue japonaise, à l'instar de toutes les autres, comporte un certain nombre de particularités. L'une d'entre elles me paraît tout à fait intéressante: c'est celle d'avoir des mots qui n'ont pas toujours, dans la conversation de tous les jours, la signification qu'on leur attribue à l'origine - ou dans les dictionnaires.
Par exemple, le mot o-cha. A le base, il signifie "le thé". Mais dans la bouche des Japonais, il signifie souvent "une boisson" de façon beaucoup plus générale. Ainsi, si quelqu'un vous dit o-cha wo nomi ni ikimashō, cela ne signifie pas "allons boire un thé" mais "allons boire quelque chose". Quoi? Sans doute une boisson chaude, comme l'est le thé en général. Cela peut-être un café, un chocolat... mais pas forcément et cela peut être finalement n'importe quoi d'autre! Ainsi la mot o-cha est-il en japonais un terme assez générique qui désigne "une boisson"; plutôt chaude, et non alcoolisée. Mais à la réflexion, c'est un peu comme en français; quand on dit "on va boire un café?" cela n'implique pas forcément que la boisson que vous choisirez  sera impérativement celle-là. Conclusion: si un Japonais vous propose d'aller boire un o-cha, comprenez on va boire...ce que vous voulez, mais on va boire quelque chose!

De la même manière, le mot jūsu (de l'anglais "juice") ne signifie pas  obligatoirement un jus de fruit, et désigne le plus couramment une boisson fraîche non alcoolisée. Cela englobe donc tous les sodas. Ainsi, dans un restaurant, il n'est pas rare d'entendre l'échange de phrases suivant entre un client et la serveuse: "Sumimasen, jūsu kudasai! - Hai, nani ni shimasuka? - Cōla kudasai!" soit: "S'il vous plait, donnez-moi un jus! - Oui, que désirez-vous? - Un Coca s'il vous plait!" Vous l'aurez compris, la traduction telle que je l'ai écrite est fausse: le véritable sens littéral de la première phrase est "s'il vous plait, donnez-moi une boisson fraîche non alcoolisée".

Et exactement de la même manière, le mot sake ne désigne pas exclusivement ce que nous, en France, appelons "saké", c'est-à-dire cette boisson alcoolisée faite à base de riz. Mais de façon plus générique, il signifie "une boisson alcoolisée". Seul le contexte permet de comprendre exactement laquelle des significations il faut retenir. Si par exemple, vous entendez la phrase o-sake wa ikagadesuka?, cela voudra dire le plus souvent sake"voulez-vous prendre une boisson alcoolisée?". Vous pourrez répondre Hai, nihonshu kudasai! soit "oui, je prendrais...du saké!". Vous me suivez? L'explication est simple: pour désigner ce que nous appelons "saké", les Japonais emploient souvent le mot nihonshu, soit littéralement "la boisson alcoolisée japonaise". En résumé, en japonais, le mot sake désigne aussi bien le saké qu'une boisson alcoolisée en générale, bière comprise, tandis que le mot nihonshu désigne spécifiquement le saké!
Une petite précision à ce propos. On a pris l'habitude en France d'expliquer ce qu'est le sake par l'expression "alcool de riz". Ceci est une erreur, car en français, le mot alcool ainsi utilisé désigne le produit de la distillation. Or le sake n'est pas distillé, c'est le produit d'une fermentation. Il convient donc de dire "vin de riz". Ceci peut paraître anodin; ça ne l'est sûrement pas, par exemple pour ce qui concerne le négoce ou le débit, la classification, les licences ou les taxes n'étant pas les mêmes suivant qu'elles concernent un "vin" ou un "alcool"...

Le japonais est donc une langue pleine de nuances. Certains diront floue et peu précise. Je crois qu'il s'agit plutôt d'une façon de s'exprimer qui correspond bien à la mentalité des Japonais. Cette façon qui leur est si typique d'éviter tant que faire se peut de dire quoi que ce soit de polémique, de trop direct, de trop précis, ou qui puisse être considéré comme tel. Je ne crois pas qu'il faille y voir de l'hypocrisie ou une forme de lâcheté. Mais plutôt la volonté de ne pas faire de vagues inutiles, la volonté de rester "lisse". La controverse, la polémique ou le débat contradictoire sans fin, qui n'a pour principale raison d'être que le seul plaisir de débattre, ne sont pas leur tasse de thé. C'est ce trait de leur mentalité et de leur culture qui les conduit, je crois, à souvent s'exprimer avec des phrases qui peuvent paraître un peu vagues. En réalité elles ne le sont pas tant que cela, elles expriment des idées souvent bien précises. Pour bien les comprendre et en saisir la véritable signification, il suffit juste, d'abord d'avoir conscience que ce qu'on entend peut vouloir dire autre chose, et ensuite d'apprendre à les décoder. C'est simple, ça ne demande que... des années d'apprentissage!

Ainsi, lorsqu'en fin de journée ou en début de soirée, un Japonais vous dit "nomi ni ikimashō", que l'on pourrait traduire par "allons boire" ou "allons boire un verre", la plupart du temps, l'invitation n'est pas celle d'aller se rafraîchir ou même d'aller boire un petit apéritif. Mais bien celle, comme on dirait familèrement, d'aller "se bourrer la g..."! En réalité, cette simple phrase nous en apprend énormément sur la mentalité japonaise.

Et avant même que de parler de mentalité, j'évoquerais tout d'abord un aspect physiologique des Japonais. Je ne me lancerai pas ici dans de grandes explications (que je ne possède d'ailleurs pas de façon suffisamment précise et sûre) mais j'en resterai plutot à un constat objectif et que beaucoup ont dû faire: bien des Japonais ne "supportent" pas l'alcool, dans le sens où ils en subissent les effets ennivrants beaucoup plus vite que d'autres populations. Et quand je dis vite, c'est même très vite! Un demi verre de sakeU03bière, et vous avez souvent face à vous quelqu'un qui n'est plus celui que vous aviez devant vos yeux quelques secondes auparavant! Beaucoup de Japonais ont une fâcheuse tendance à devenir tout rouge à la moindre absorption d'alcool. J'ai entendu dire qu'il s'agirait d'une particularité physiologique des asiatiques. Seuls une partie d'entre eux possèderaient la faculté, liée à la digestion, de "résister" et de retarder l'ivresse dûe à l'absorption d'alcool, alors que par comparaison, il paraîtrait que la quasi-totalité des européens en seraient capables. N'en ayant ni la confirmation ni l'argumentation scientifique, je ne m'attarderai pas sur ce sujet, mais la réalité est bien visible: les Japonais sont en général ivres très vite et... de façon impressionnante! Qui a été à Tōkyō aura sûrement aperçu, dans les rues des quartiers animés la nuit ou dans les trains, ces silhouettes titubantes d'êtres complètement saoûls que leurs amis ont toutes les peines du monde à soutenir et à aider à marcher droit!...

Les Japonais ont un rapport tout à fait particulier à l'alcool. Sans doute en partie à cause de cette sakeparticularité physiologique. Très apprécié en tant que boisson, dont les principales déclinaisons au Japon sont la bière, le sake ou nihonshu, le shōchū (qui est lui le produit d'une distillation, fabriqué à partir de blé, de patates ou encore de chataignes), le whisky et enfin les brandy comme le cognac, je dirais que dans la société japonaise, pour n'en rester qu'à deux considérations que j'estime essentielles, l'alcool est en même temps condamné et très subtilement utilisé.

Condamné, il l'est très souvent dans la journée. A part de rares occasions où l'on se doit "d'arroser" un événement tel que la signature d'un contrat par exemple, on ne verra pratiquement jamais de salaryman (employé d'entreprise) s'autoriser le moindre verre, même de bière, à l'heure du déjeuner ou pendant ses heures de travail. Parce qu'ils sont particulièrement sensibles aux effets négatifs de l'alcool, les Japonais voient d'un très mauvais oeil un collègue de bureau qui, parce qu'il aurait un peu bu, n'aurait plus le rendement optimal qu'il se doit d'avoir au bureau. Et le problème pour celui qui se laisserait aller est qu'il sera immédiatement identifié et trahi par un visage qui semblera avoir passé deux heures sous une lampe à UV!
Il est d'autre part totalement condamné pour ce qui concerne la conduite automobile. La tolérance zéro (la vraie!) est la règle depuis déjà fort longtemps, et si bien sûr il y a au Japon comme partout (mais moins que partout...) des contrevenants et des accidents dus à l'alcool, les Japonais ont très majoritairement admis  qu'on ne buvait pas (du tout) quand on conduisait. L'acceptation de cette règle par le plus grand nombre étant d'autant simplifiée que la voiture est loin d'être le moyen de locomotion le plus utilisé pour se rendre au travail, c'est pour beaucoup de Japonais un loisir. 

L'alcool reste néanmoins un produit de consommation très prisé des Japonais. Et si beaucoup en boivent pour les mêmes raisons que dans notre pays, par goût bien sûr, mais aussi pour la convivialité ou le coté festif que procurent les boissons qui en contiennent, les Japonais "utilisent", pourrait-on dire, l'ivresse due à l'alcool dans deux buts bien précis.
Le premier est bien connu et largement médiatisé: ce serait, pour l'employé japonais hyper stressé, la possibilité de se désinhiber et d'exprimer tout ce qu'il a a sur le coeur, chose que la société japonaise ne tolèrerait pas dans la sobriété mais pardonnerait dans l'ébriété. L'alcool et l'ivresse à laquelle il conduit seraient en même temps le moyen qui permet le grand déballage et qui de plus lui en fournit l'alibi et l'excuse. Je ne voudrais pas nier que ce phénomène existe bel et bien, je tiens cependant à le relativiser. Il n'y a pas qu'au Japon que l'on boit pour se donner le courage d'exprimer ce qui nous pèse ou nous stresse. Bien des Français se "lachent" et disent, avec l'aide de l'alcool, ses quatre vérités à leur interlocuteur ou parlent d'un tiers avec une franchise inhabituelle et sans prendre les pincettes d'usage, alors qu'ils ne le feraient probablement pas en état de sobriété. Que la vie professionnelle soit plus stressante au Japon qu'en France, c'est possible. Et qu'il y ait plus de gens qui utilisent l'alcool pour se détresser au Japon qu'en France, c'est également probable. Mais prétendre que l'alcool ne servirait qu'à cela au Japon, ou même affirmer que quand les Japonais vont boire le soir, c'est avant tout dans cet objectif, celui d'injurier son patron ou ses supérieurs, il y a là à mon avis une caricature et un excès qu'il convient de dénoncer comme tels.

Car s'il est vrai que dans les grandes villes comme Tōkyō, en fin de journée, dès 17 ou 18 heures, les restaurants et les nomiya, qui comme leur nom l'indique, sont des établissements où l'on va essentiellement pour boire (en japonais nomu), sont pris d'assaut par les salaryman, la très grande majorité d'entre eux y vont dans un autre but, qui est donc le deuxième dont je voudrais parler ici: inviter ou répondre à une invitation que l'on HPIM5974nomme settai. Ce mot qui, de façon générique est l'équivalent japonais du mot "invitation", prend dans ce cas une nuance tout à fait particulière. Il désigne l'invitation professionnelle. Ce qu'on appelle en France le diner d'affaires. Or si chez nous, celui-ci ne concerne bien souvent qu'une petite partie des employés d'une société et en particulier ses cadres ou ses dirigeants, au Japon, le settai touche toute la hiérarchie d'une entreprise. Chacun, quelque soit son niveau, son poste ou son ancienneté, peut être amené à "aller boire" le soir après le travail, parfois plusieurs fois par semaine. Et pas du tout pour aller déverser ses rancoeurs et critiquer ses supérieurs. La meilleure preuve en est que l'un des cas de figure les plus courants de ces settai est l'invitation que fait un supérieur HPIM5992à ses collègues de niveaux inférieurs. Et s'il les invite, ce n'est pas du tout pour se faire injurier toute la soirée! Non, dans ce cas, l'invitation répond à un objectif qui répond à quatre préoccupations. Tout d'abord, favoriser la cohésion des personnels, non seulement entre supérieurs et subalternes, mais aussi entre gens de même niveau hiérarchique puisqu'ils trinqueront ensemble en bonne camaraderie. Deuxièmement, s'entretenir entre collègues de travail, dans un cadre convivial et détendu, de sujets divers et variés que le cadre strict d'un bureau n'autorise normalement pas. Vous savez bien, ce genre de conversations qui occupent parfois des collègues de bureau qui discutent de leurs dernières vacances à la neige ou de la grippe de leur progéniture...! Troisièmement, apprendre à mieux connaitre ses adjoints, ses employés ou ses collègues. Parce que là encore, c'est l'occasion de poser des questions personnelles et d'ordre privé. Et enfin quatrième but, éventuellement, écouter les doléances d'un collègue ou parler de problèmes divers. Mais je peux vous assurer que ce dernier aspect n'est que marginal, ce serait une hérésie de penser que tous les Japonais qui vont boire le soir, et ils sont tous les jours des millions, ne le font que pour exhorciser leur stress.

Les settai sont aussi très courants entre partenaires professionnels de sociétés différentes. Ce sont les occasions privilégiées de fêter un événement, un contrat, un partenariat commercial, etc... C'est le moyen de remercier un fournisseur de sa fidélité. Mais c'est aussi l'occasion favorite des dirigeants japonais de se concerter et de s'entretenir sur les différents aspects d'une affaire. En effet, bon nombre de négociations ou de mises au point des grandes lignes d'une opération se font dans ces endroits. Pourquoi là et non pas dans HPIM5978un bureau? Tout d'abord parce que, stratégiquement, c'est un endroit neutre, il ne s'agit pas de la société de l'un chez qui l'autre se rend. On peut donc aborder une discussion de façon beaucoup plus "égale" ou "équitable". D'autre part, c'est un endroit convivial, il prédispose à l'entente cordiale. Et l'alcool est là, pour arrondir les angles, pour assouplir les convenances. On peut tomber la veste et relacher le noeud de sa cravatte. Et surtout, on peut discuter, de façon beaucoup moins rigide que dans un bureau, des points délicats ou qui risquent de poser problème. Quand il est dans un bureau, un Japonais se sent souvent comme prisonnier de sa société. Il ne pourra dire que ce que ses supérieurs l'ont autorisé à dire. Il n'est pas vraiment libre de dire ce qu'il pense. Alors non pas qu'il le soit tout à fait dans les nomiya ou qu'il trahisse des secrets d'entreprise, mais il a un peu plus de lattitude pour s'expliquer. C'est pourquoi beaucoup d'entretiens commencés dans les bureaux se restaurant_asakusapoursuivent devant un verre de sake ou de shōchū. Ce sera l'occasion d'expliquer par exemple que, si telle ou telle chose se déroule d'une façon peu usuelle, c'est en fait parce tel directeur en interne à souhaité qu'il en soit ainsi. Ou si une opération prend du retard, au bureau, on demandera au partenaire les raisons qui l'expliquent et les nouveaux délais envisagés mais de façon assez conventionnelle. Par contre le soir, on pourra "briser la glace" grace à l'alcool, et discuter de façon plus détendue mais souvent plus approfondie du problème: "Vous avez des difficultés ces temps-ci? Quelque chose ne vous convient pas dans les modalités fixées au départ?". En résumé, toute la partie officielle du travail se fait en entreprise, et l'essentiel de la partie officieuse, autour d'un verre. Ou plutôt d'une bouteille! Et la partie officieuse d'une négociation ou d'une opération est souvent bien plus importante que sa partie officielle... 

C'est pour cela que, pour terminer cet article, je me permettrais deux conseils. A ceux qui vont au Japon à titre privé, ne négligez jamais l'invitation d'un Japonais à aller trinquer avec lui. Ces joyeuses soirées arrosées vous en apprendront sans doute bien plus sur la mentalité ou le style de vie des Japonais que n'importe quel guide touristique. Quant aux Français qui se rendent au Japon pour raisons professionnelles, je leur conseillerais de bien prendre la mesure et la dimension de ce qui, vu de l'extérieur, ressemble HPIM6021plus à une beuverie saoûlante (dans tous les sens du terme!) qu'à un entretien sérieux et véritablement profitable. C'est vrai que cela se passe dans un restaurant, parfois de grande classe, mais aussi parfois dans une ambiance bien plus populaire. Un restaurant de sushi de quartier. Parfois dans un karaoke. Ou dans un bar ou night-club où de jeunes hôtesses vous accueillent et se joignent à votre table. Bien que les lieux ne semblent s'y prêter, ces moments là sont en réalité d'une grande importance dans les relations professionnelles avec les Japonais. A la différence des repas officiels qui n'apportent pas grand chose si ce n'est la découverte de la haute gastronomie japonaise ou les performances des geisha, les soirées passées à boire avec ses partenaires permettent de parler, de régler des problèmes, de mieux se comprendre, et surtout de mieux se connaitre et ainsi d'inspirer confiance. Sachez que cette confiance est primordiale dans les relations professionnelles avec les Japonais qui, a priori, seront plutôt sur leurs gardes: ils ne vous connaissent pas ou peu, et la sagesse leur impose de rester prudents. Et de la même manière qu'en France, un DRH ou un employeur tente, au cours d'un entretien d'embauche, de connaitre, au-delà des qualifications ou des aptitudes professionnelles, la personnalité ou le profil d'un candidat en lui posant toutes sortes de questions sans rapport apparent avec le poste souhaité, un Japonais, à qui quelqu'un lui proposera une collaboration professionnelle, voudra en savoir plus sur ce partenaire potentiel qu'un simple exposé de ses références personnelles ou de celles de sa société. Et tout ce qui l'intéresse vraiment, à savoir la vraie personnalité de celui-ci, ce n'est sûrement pas dans un bureau qu'il peut l'apprendre, mais bien après plusieurs verres, quand les langues se délient, qu'il peut le découvrir. Et que ce partenaire potentiel soit japonais ou étranger ne change rien, c'est ainsi que les Japonais procèdent. Aller boire le soir fait partie intégrante des pratiques professionnelles japonaises. 

Alors si un Japonais vous dit "nomi ni ikimashō", sachez que l'invitation, si elle parait sympathique, n'en est pas moins stratégique. Comprenez que, si elle peut vous paraître bien fatigante parce qu'elle s'ajoute aux effets du décallage horaire, elle est néanmoins d'une importance à ne pas négliger. Certes, elle peut n'être parfois que purement conventionnelle et dictée par la simple politesse. Mais très souvent, un Japonais qui, en refermant ses dossiers au bureau, vous dit "Qu'est-ce que vous faîtes ce soir? Vous êtes libre pour aller boire un verre?", veut en réalité vous dire "allons discuter ailleurs, j'ai à vous parler". Eh oui, la langue japonaise est pleine de nuances subtiles!... Alors ne soupirez qu'intérieurement en prévoyant que la nuit devrait être longue et bien arrosée, et que vous aurez sûrement un réveil un peu dur le lendemain matin. Mais dites-vous qu'en revanche, vous aurez probablement beaucoup progressé dans tous les à-cotés qui sont souvent déterminants et qui font le succès d'une relation professionnelle.
Et pour ceux qui ne peuvent boire d'alcool, ou pour ceux qui ont au contraire la descente trop facile et craignent le dérapage, sachez qu'au Japon, le thé Woo Long est là pour vous porter secours. Il est l'équivalent de notre Indian Tonic (qui au Japon s'appelle Ginger Ales): versé dans un beau verre avec des glaçons, c'est un grand classique qui permet de faire illusion et de ne pas trop se faire remarquer par ceux qui boivent de l'alcool. Comme le dit la publicité, il a l'aspect du whisky, il a la couleur du whisky, mais...


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