Résolument tournés vers le futur et le modernisme, parfois négligeant l'héritage du passé mais souvent fidèles gardiens des traditions qu'ils s'efforcent malgré tout de transmettre de générations en générations, les Japonais sont également capables de toutes les excentricités. Et Tōkyō la sage, Tōkyō la paisible, se transforme parfois en Tōkyō l'insolite... Voici, dans un article presque autant illustré qu'un manga, quelques exemples qui illustreront cet aspect non négligeable de la mentalité japonaise.

Dans l'architecture et l'urbanisme, tout d'abord. Voici quelques exemples qui font que Tōkyō est une capitale décidément bien unique, et surtout bien éloignée de son homologue française! Voilà de quoi, pour un 101100Français en mal de découvertes, de quoi satisfaire son besoin de dépaysement, non? Une ville où les fils électriques tissent une toile d'araignée géante, et où certains hôtels ne sont guère rassurants (à droite, le Sofitel)...!

47Une ville qui,  malgré de très strictes normes 49parasismiques, ne semble craindre aucune excentricité architecturale, ce qui peut néanmoins se concevoir pour une école d'architecture (à droite)...

51et ne redouter aucune atteinte à l'esthétisme ou au bon goût...même s'il 116est vrai que certains adoreront peut-être le Château-Restaurant Taillevent-Robuchon (à droite)...





Les sous-sols de la ville, s'ils sont moins visibles par le grand public ou les touristes, peuvent parfois offrir un 104105spectacle digne des décors les plus futuristes du cinéma. Il s'agit ici de galleries aménagées pour recevoir un événtuel trop plein de pluie en période de mousson. Qu'en pensez-vous, M. Luc Besson? Pour un "Sixième élément" peut-être..?


La nourriture n'est pas épargnée par l'insolite. Beaucoup ont sûrement entendu parler du boeuf dit "de Kōbe", dont les soins apportés (massages à la bière, ambiance 125HPIM8374Mozart dans les fermes...) justifient peut-être les prix records atteints par cette viande (on peut lire 5.250yens, soit environ 30 euros...les 100g!!). Mais plus surprenant encore, cette boîte de deux melons. 21.000yens, soit environ 120 euros pour ces deux fruits... A faire rêver les producteurs de Cavaillon,non?

Bien plus accessibles mais peut-être tout autant exotiques, ces 119tablettes de Kit Kat au thé vert qu'on ne trouvera probablement jamais en France... Et pourtant, beaucoup de nos compatriotes qui y ont goûté les trouvent excellentes! C'est là la marque de toute l'ingénuosité et le talent des Japonais pour toujours essayer d'améliorer un produit et le faire évoluer... avec il est vrai plus ou moins de bonheur.


Ils sont nombreux, nos compatriotes qui ont été touchés par la beauté de la femme japonaise. Quelques uns ont même trouvé en elles l'épouse attentionnée dont ils rêvaient. Avec toutefois quelques difficultés 6769insoupçonnées, dues à deux cultures difficiles à concilier par moments. Une culture japonaise parfois mystérieuse, qui fait aujourd'hui que certaines jeunes femmes nippones ne correspondent plus tout à fait aux canons que l'on a conservés chez nous...! Mais que le lecteur soit rassurée, elles ne sont pas toutes comme ça!


La visite d'un parc de loisirs peut elle aussi réserver quelques surprises. Celle de panneaux indicateurs qui sont surtout très mignons me semble-t-il, mais 103également celle d'attractions particulièrement... décoiffantes! J'imagine ce trou dans la façade de l'immeuble, que l'on doit 102voir particulièrement petit, quand on l'aperçoit au loin! On doit se dire que les Japonais passent sans peine puisque réputés de petite taille (ce qui au passage est de moins en moins vrai, la taille moyenne de la génération actuelle n'a plus rien à enviée à celle des Français...). Mais qu'en est-il des "grands" étrangers? Attention, baissez la tête!!


Une caractéristique de Tōkyō que je trouve particulièrement insolite: la cohabitation de deux styles totalement opposés dans tous les grands centres de Tōkyō. La modernité et la richesse d'un coté, autour de laquelle, à quelques dizaines de mètres seulement, on peut trouvé des ruelles paraissant d'un autre temps. 1745Nous sommes ici à Shinjuku, quartier d'affaires aux gratte-ciels de plus en plus nombreux, dont celui du Tochō, ou Hôtel de Préfecture (à gauche). Mais comme les salaryman doivent à midi se restaurer et, le soir, répondre aux settai quasi-quotidiens (voir aussi Nomi ni ikimashō!), subsistent, pratiquement au pieds de ces tours, des sortes de vestiges des siècles passés, remplis de petits boui-bouis en apparence parfois bien sales et bien pauvres. Mais ne vous y trompez pas! L'ambiance populaire y est plus que typique, sympathique et conviviale, et la cuisine souvent excellente...!


Et pour terminer cette petite ballade dans l'insolite, voici comme un petit détour virtuel par un musée de la capitale: je vous laisse 137135contempler ces oeuvres des grands maîtres de l'Ukiyo-e ou estampe, Hiroshige ou Hokusai, sans doute bien moins connues que la célébrissime " Grande Vague de Kanagawa" (à gauche). Mais qui sont des estampes tout à fait représentatives 136d'une littérature très fournie et d'un art issu 138du goût prononcé des Japonais pour le fantastique, l'étrange et le monde des fantômes ou Yūrei. Ce goût fait totalement partie intégrante de la culture populaire japonaise, influencée notamment par le shintoïsme dans lequel on retrouve ces fantômes et d'autres êtres fantastiques tels les oni. Des dessins qui sont à l'origine même des manga actuels...




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