Mon Japon à moi

Créé par un franco-japonais, enseignant la langue japonaise et conférencier, ce site présente une série de m"mini-conférences" sur le Japon et les Japonais tels que je les vois et que je les comprends. Avis aux organisateurs de conférences et à tous ceux q

23 janvier 2008

Ma J-music à moi (1)

Afin d'agrémenter votre visite sur ce site, je vous propose quelques vidéos ou disques des plus grands tubes des années 60 et 70, voire même peut-être des décennies suivantes, ceux qui me sont chers et que je revois toujours avec nostalgie... Veuillez excuser une sélection très personnelle, mais c'est aussi ça, "mon Japon à moi"!!

                                                                                                                                     .

Et pour commencer, une version courte de "Cyclamen no kaori", de Fuse Akira. LE tube de l'année 1975 qui raffla tous les prix majeurs: Nihon Record Taishô (Grand Prix du disque), FNS Kayôsai Grand Prix ( FNS Music Festival )... Que de souvenirs!!

                                                                                                                                      .

Deuxième et troisième morceaux: Sawada Kenji, Julie pour les intimes. "Katte ni Shiyagare", Grand Prix du Disque (Nihon Record Taishô) 19ème édition en 1977. L'extrait que je vous propose...est une multitude d'extraits! Pour les amateurs qui, comme moi, ne se lassent pas de l'écouter en boucle...! A la remise de son Prix en 1977, puis pendant le "NHK Kôhaku Utagassen", la grande compétition qui oppose (très amicalement) les chanteurs masculins et féminins qui ont le plus brillé au cours de l'année et qui est diffusée pour le réveillon de chaque Nouvel An. Admirez avec quelle difficulté il tente de changer de costume entre les deux couplets, et avec quel professionnalisme il rattrappe une situation bien mal embarquée! Le dernier extrait est en 2001:le temps a passé...

                                                                                                                                   .

Et deuxième vidéo de ce grand nom de la J-music, "Toki no sugiyuku mama ni". Là encore l'extrait provient du "NHK Kôhaku Utagassen", 26ème édition en 1975. Une superbe chanson souvent reprise dans les karaokés...!

   

Impossible de ne pas citer ici celle dont le Japon entier fut amoureux: Yamaguchi Momoe. A peine 8 ans d'une carrière débutée à l'âge de 13 ans, entre 1972 et 1980, à laquelle elle mit un terme en pleine apothéose pour devenir simplement l'épouse de l'acteur Miura Tomokazu avec qui elle avait formé un couple mythique dans "La danseuse d'Izu " ( Izu no Odoriko ) quelques années auparavant. Elle interpète ici, dans ce qui sera son ultime concert, un de ses plus beaux titres, "ii hi tabidachi", avec pour refrain cette phrase "Ah, quelque part au Japon, il y a quelqu'un qui m'attend". Phrase émouvante pour bien des Japonais obligés pour leur travail de migrer vers les grandes villes en laissant au pays père et mère, et parfois même femme et enfants...

   

Plus intimiste, la très célèbre chanson "Tabi no yado" de Yoshida Takuro, auteur-compositeur-interpète, également superstar au Japon. Il raconte une soirée dans un ryokan: "toi en yukata, un petit peigne dans les cheveux, tenant délicatement la bouteille de saké: "encore un verre?" hmm, tu es particulièrement en beauté..." 

                                                                                                                                 .

Un énorme saut en arrière pour un vrai collector! Nous sommes en 1966, ils s'appellent les Blue Comets et leur chanson Blue Chateau. Je crois que pas un Japonais, même en 2008, ne l'a oubliée, et ils sont nombreux à pouvoir la chanter de mémoire!
Ah, quand la pop-rock US se met à la sauce nippon, ça vaut bien les Mamas & the Papas et leur célébrissime California Dreaming qui date de la même année ou les Beach Boys à leur début, non? Avec ces images en N&B et le son qui grésille, j'ai envie de dire, comme le grand Jean-Christophe Averty: "A vos cassettes!



retour à la page d'accueil

Posté par CYoshizawa à 22:57 - Ma J-music à moi - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 janvier 2008

Ma J-music à moi (2)

1978 voit débarquer sur les petits écrans un drole de groupe, les Southern All Stars. Le leader-vocal, Kuwata Keisuke, n'hésite pas à faire une de ses premières tv en short, Yamaguchi Momoe en est toute retournée...! On hésite entre Michael Youn et Michel Fugain et le Big Bazar... Le titre de leur chanson, "Katteni Sindbad" est un clin d'oeil comique aux superstars de l'année que sont Sawada Kenji et les Pink Lady.

Mais le groupe réussira à s'imposer comme l'un des groupes majeurs des décennies suivantes. Voici un de leurs plus grands succès, "Itoshi no Eli", sûrement classé dans le Top 10 des hits les plus chantés dans les karaokés...

                                                                                                                                .

Un tel personnage est rare dans le showbiz japonais de l'époque. Pourtant je me rappelle une femme qui l'a précédé dans l'excentrité, la provocation, une femme assez extraordinaire si l'on repense au contexte hyper lisse de la société japonaise des années 70. Yamamoto Linda fait figure d'épouvantail...et elle en épouvante plus d'un! On la voit ici interprétant "Dô ni mo tomaranai", dans une tenue (Oh! so sexy! shocking!) et une choré ( elle danse ou elle est en transe?) qui aujourd'hui passeraient quasiment inaperçues, mais qui a beaucoup fait jaser en ces temps reculés...Vous pensez! 1972... Le Japon change si vite, 36 ans, ça correspond à un siècle au moins chez eux!




retour à la page d'accueil

Posté par CYoshizawa à 16:57 - Ma J-music à moi - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 janvier 2008

Ma J-music à moi (3)

Aaah! un autre monument de mon enfance, c'est "Mata au himade" de Ozaki Kiyohiko. Bon, j'imagine que la chanson ne séduira pas tout le monde... Et pourtant, Nihon Record Taishô (Grand Prix du disque) en 1971, vous le croyez?? Et surtout lui! Il vaut son pesant d'or, non? La coiffure, le costume, la voix... entre Tom Jones et Mike Brant, version revue et corrigée au goût des Japonais de cette époque! Quel bonheur!!

L'année suivante, en 1972, la victoire à ce même prix, l'un des plus prestigieux au Japon, revient à une femme, Chiaki Naomi, pour sa chanson "Kassai". Une artiste qui a débuté 3 ans auparavant, dont la popularité a explosé grâce à cette musique qui semble plutôt destinée à un public adulte. Mais c'est bien l'ensemble du Japon qui tombe sous le charme de cette chanteuse qui fera également de nombreuses apparitions en tant qu'actrice de télévision.



retour à la page d'accueil


..

Posté par CYoshizawa à 17:52 - Ma J-music à moi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 février 2008

Ma J-music à moi (4)

Un chapître spécial!
Les musiques des dessins animés et séries pour enfants! Bien qu'elles datent de 30, 40 ans ou même plus pour certaines, personne au Japon n'a oublié ou n'ignore ces chansons de génériques!
Et pour commencer en beauté, Tetsuwan Atomu, le chef d'oeuvre de Tezuka Osamu, manga publié dès 1952 et adapté en anime 11 ans plus tard, c'est la première série d'anime japonaise. Il débarquera bien plus tard en France sous le nom bien connu d'Astro Boy. La vidéo date de 1963. 45ème anniversaire cette année!!





Un très grand classique au Japon: Uchû Senkan Yamato ou "Yamato, le cuirassé de l'espace". Oeuvre de Matsumoto Akira dit "Matsumoto Leiji", auteur quelques années après d'un certain Captain Harlock plus connu sous le nom d'Albator... Cette série est connue également aux Etats-Unis sous les noms de Space Battleship Yamato, Space Cruiser Yamato, ou encore Star Blazers. La saison 1, comme on dirait maintenant, date de 1972.   





Un autre dessin animé a fait fureur dans ces années-là, Tiger mask. L'histoire d'un petit orphelin plutôt malingre et qui se faisait toujours embêter pas ses copains qui, le visage caché par un masque de tigre, revient des années plus tard comme justicier des rings de catch. Il faut savoir que ce sport-spectacle a été excessivement populaire et prisé au Japon, il était souvent diffusé en prime-time à la TV!! Et comme le montre la seconde vidéo, le personnage du manga puis du anime pour la TV Tiger Mask a eu un succès tel que, quelques années plus tard, l'idole des rings est apparu en chair et en os...








Autre dessin animé au succès considérable auprès de tous les petits garçons japonais de cette époque, toujours consacré au sport, mais cette fois au sport national du Japon: le baseball. Kyojin no hoshi, c'est l'histoire d'un jeune garçon qui rêve de devenir pro dans la mythique équipe des "Giants" (Kyojin en japonais) de Tokyo! Quant à la chanson du générique, elle connut un énorme succès, en raison je pense de son style qui en fit un fabuleux hymne pour supporters...

Tandis que les petites filles, dès 1966, pouvaient rêver en regardant Mahôtsukai Sally, connu aussi en France sous le nom "Sally, la petite sorcière" et en répétant les derniers mots du génériques: "Sally chaaaan!"



Autant de chansons de génériques qui ont vraiment marqué les Japonais que d'anime dont la plupart ont conquis ensuite le monde....


retour à la page d'accueil


..

Posté par CYoshizawa à 23:33 - Ma J-music à moi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 février 2008

Ma J-music à moi (5)

Autre chapître consacré aux musiques ou chansons de génériques que le Japon entier de ces années '60 ou '70 connaissait et que celui d'aujourd'hui n'a même pas oublié, mais cette fois ce sont celles des émissions pour adultes, et notamment celles des grandes séries de cette époque.
Et pour commencer, un hommage sonore à l'émission qui a le record de longévité au Japon: Mitokômon. Un jidaigeki ou série de samourais, dont l'histoire sans cesse répétée à chaque épisode n'aura jamais lassé les Japonais puisque débutée en 1969... elle est toujours à l'écran!! L'histoire: le frère du Shôgun se ballade avec deux serviteurs zélés (suke san et kaku san) à travers le Japon, grimé en simple petit vieux que personne ne reconnaît. A chaque épisode il s'arrange pour être mêlé et le témoin d'un scandale ou d'une injustice dont la victime est issue du petit peuple et le coupable, un seigneur local. Et en fin d'émission, il se fait reconnaitre en exhibant ses armoiries, le coupable ne peut nier l'évidence et est confondu, et le petit vieux éclate d'un énorme rire, ravi d'avoir jouer un mauvais tour au seigneur félon!... Simplissime, mais ça fonctionne!
Quant au thème musical du générique, aucun Japonais ne l'ignore. Car si en près de quarante ans, les acteurs ont bien entendu changé (et chose amusante, c'est un des acteurs qui au tout début de la série jouait l'un des jeunes serviteurs qui a suffisamment veilli pour incarner aujourd'hui le héros!...), la musique, elle, n'a jamais été modifiée. Elle est l'oeuvre d'un certain Kinoshita Chûji, qui présente la double particularité d'être le frère d'un grand réalisateur japonais Kinoshita Keisuke, et d'avoir été pendant de longues années... le propiétaire de l'appartement que j'occupais avec mes parents à Tôkyô quand j'y habitais! (rires)





Autre série de samouraîs (il y en avait plein à l'époque!) à très grand succès et donc générique extrêmement populaire, celui de Zenigata Heiji, un Oyabun (l'équivalent d'un commissaire de police de l'époque) qui rétablit ordre et justice à Edo (ancien nom de Tôkyô) et célèbre pour son adresse légendaire pour attrapper les méchants: tel un ninja, il leur lance un pièce de monnaie au visage qui les blaisse et lui permet de les capturer!

Un genre plus "moderne" attirait aussi des millions de télespectateurs: le "policier". Parmi les dizaines Taiyo_ni_hoero_2d'émissions existant, je retiendrais surtout Taiyô ni hoero. Avec un des plus grands acteurs de cinéma, TV et même chanteur, Ishihara Yûjiro dans le rôle principal (photo). Un vrai "Navarro" japonais entouré de ses "mulets" dont certains furent fidèles tant que dura la série tandis que d'autres changèrent au fur et à mesures des "saisons", dont le regretté Matsuda Yûsaku, star devenue internationale pour avoir donné la réplique à Michael Douglas dans le film "Black Rain". La video trouvée n'est malheureusement qu'un montage au niveau des images qui n'ont rien à voir, mais la musique, en revanche, est bien le OST comme on disait au Japon, le Original Sound Track, une musique que la plupart des Japonais connaissent encore aujourd'hui!





Enfin, pour clore cette courte évocation, je voudrais citer Saiyûki, conte télévisé où l'on vit apparaitre un homme-singe, bien connu en France aussi des amateurs de manga notamment, un certain Songokû... Oeuvres du groupe Godiego, la chanson d'ouverture s'appelle "Monkey Magic". L'émission débute en expliquant comment une montagne accoucha un jour d'un drôle d'oeuf en pierre d'où naquit, un soir d'orage, une bien étrange créature mi-homme mi-singe... Quant au générique de fin, il est accompagné d'un des plus grands succès du groupe, "Gandhara".



retour à la page d'accueil


..

Posté par CYoshizawa à 15:05 - Ma J-music à moi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 février 2008

Ma J-music à moi (6)

Encore un chapitre un peu particulier: je voudrais évoquer ici quelques uns des chanteurs, groupes et titres étrangers qui eurent un succès énorme au Japon dans ces années 60 et 70. Il y en a tant, la sélection est forcément bien incomplète et très subjective! Pardon!!

Les années '60 japonaises ont été comme dans le reste du monde... mais comment cela aurait-il pu en être autrement? La "Beatlesmania" déferle sur le Japon. Toute explication est sans doute inutile, voici plutôt un extrait de leur premier concert au Budôkan en 1966.


Les années '70, ce sont les grands moments du hard rock. Dès leur première tournée au Japon en août 1972, Deep Purple et "Smoke on the water" font un immense tabac auprès de la jeunesse qui s'arrache les places des trois concerts donnés à Ôsaka et à Tôkyô dont les meilleures prises seront retenues dans l'album "Made in Japan".





Autre groupe parmi ceux qui auront le plus marqué le Japon: Queen. Inutile de les présenter. Juste une piqure de rappel, mais de l'une de celles qui font tellement de bien: "Bohemian Rhapsody", en 1975. Merci monsieur Freddie Mercury!!





Une des très grandes stars étrangères au Japon: David Bowie. Pas moins de sept tournées au Japon, la première en 1973 et la plus récente (à ma connaissance) en 2004! Et bien sûr, le rôle inoubliable tenu dans "Merry Christmas Mr. Lawrence" (1983) au coté de Beat Takeshi qui devait devenir par la suite le grand Kitano Takeshi. On le retrouve ici interprétant Rock'n Roll Suicide, sorti en 1972. J'avoue ne pas savoir de quand datent les images ci-dessous, par contre ça m'a tout l'air d'être au Budôkan...







Parmi les titres plus confidentiels en France je suppose et que j'ai retrouvés, celui du groupe Jigsaw intitulé "Sky High". Un tube immense au Japon sorti en 1975, et rendu célèbre notamment grâce... à un catcher (!) nommé Mil Mascaras qui en fit son "thema song" d'entrée sur les rings...

 
   
Autres tubes incontournables de cette époque, "Mandy" et "Could It be Magic" de Barry Manilow. Un chanteur encore plus populaire au Japon qu'en France me semble-t-il... Vous le voyez dans le premier extrait ("Mandy") tel que les Japonais l'ont adoré, bien propre sur lui et brushing irréprochable!... Et deuxième extrait, quelques années plus tard, son second tube mondial. D'abord (génial) tel qu'il fut composé et interprété, puis dans une version disco... bien moins bonne à mon humble avis, mais tout de même pas au niveau de la reprise d'un boys band français... Alliage, c'est ça? Berk!


            

   
 
Toujours à la même époque, également très apprécié, les Carpenters.
On les retrouve ici dans "Top of the World", grand tube de l'année 1973 avec "Yesterday Once more"






Superstars au Japon comme dans le reste du monde, le goupe Abba. 370 millions de disques vendus parait-il? Respect!!!
Une video sympa de l'enregistrement de "Gimme, gimme, gimme" (1979) dont le refrain musical sera repris des années plus tard par Madonna... Suivi de "SOS", le tube de 1975.









En 1972, un artiste français connait un succès tel qu'il reviendra au Japon l'année suivante. Eh oui, là où quelques uns de ses compatriotes auront jusque là connu un succès plutôt d'estime ou radiophonique pour initiés, il en est un qui réussit à réunir une foule considérable de fans dans ses concerts à Tôkyô où il remplit le Budôkan qui, je le rappelle, constitue la plus grande salle de concert de l'époque avec presque 10.000 spectateurs. Son nom: Michel Polnareff. Aujourd'hui encore beaucoup s'en souviennent, et il en est même quelques uns qui ont fait le voyage pour le revoir enfin sur scène à Bercy! 35 ans après 1972, l'année de la création de "Holidays" et en France, du concert Polnarévolution à l'Olympia...




retour à la page d'accueil


..

Posté par CYoshizawa à 12:45 - Ma J-music à moi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mars 2008

Ma J-music à moi (7)

Pour continuer dans les grands tubes des années '60 et '70 au Japon, une artiste qui débute en 1965, mais qui connaîtra le succès 5 ans plus tard avec "Tegami" :Yuki Saori est déjà une "million seller" et consacrée star en 1970 avec cette chanson...





Mori Shinichi fait ses débuts en 1966 et déja en 1968 pour sa troisième année, il est sélectionné pour le "Kôhaku Utagassen" de la NHK. Grande figure du Enka au japon, il atteint la gloire avec "Erimo misaki" (composée par Yoshida Takurô) en 1974 en remportant le "Nihon Record Taishô". Un temps marié à l'actrice Ôhara Reiko, il épousera en 1986 celle qui fut l'une des trois idoles avec Yamaguchi Momoe et
Sakurada Junko: Mori Masako... qui n'aura donc pas besoin de changer de nom à cette occasion! C'est un peu l'Adamo japonais...vous ne trouvez pas?





Deux ans après Mori Shinichi, le "Nihon Record Taishô" 1976 revient à Miyako Harumi pour l'une des chansons de Enka les plus connues et les plus chantées depuis: "Kita no yado kara". Comme quoi, il n'y a pas que le "pops" qui se vende bien dans ses années-là...




retour à la page d'accueil



.

Posté par CYoshizawa à 08:17 - Ma J-music à moi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1